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Pour les proches aidants

Proches aidants : être prévenu si quelque chose ne va pas

Vous aidez un parent, un conjoint, un voisin ? Partagez la vigilance avec un réseau de bénévoles, et retrouvez un peu de sérénité.

Une membre sourit en validant sa prise de nouvelles « Je vais bien » depuis son canapé

Aider un proche, sans y penser à chaque instant

Quand on aide une personne qui vit seule, l’inquiétude ne s’arrête jamais vraiment : a-t-elle bien dormi, a-t-elle pris ses médicaments, et si elle était tombée ? On ne peut pas appeler toutes les heures, ni être partout à la fois.

La veille bienveillante ne vous remplace pas : elle partage la vigilance. Chaque jour, la personne que vous aidez confirme qu’elle va bien. Si elle ne le fait pas, vous n’êtes pas seul à le découvrir — des bénévoles de proximité sont alertés en même temps que vous.

Ce que vous pouvez faire depuis votre espace

  • inscrire la personne et préparer son accès sur son téléphone ou sa tablette, sans mot de passe à retenir pour elle ;
  • définir un code à 6 chiffres pour qu’elle puisse se reconnecter facilement ;
  • voir si elle a donné de ses nouvelles aujourd’hui ;
  • valider pour elle si vous venez de l’avoir au téléphone ;
  • recevoir une alerte si elle ne répond pas.

Une fiche de contacts d’urgence permet en outre aux bénévoles de prévenir rapidement les bonnes personnes.

Qui est prévenu, et quand ?

  1. À l’heure convenue

    Le bouton « Je vais bien » s’active sur l’écran de la personne. Un clic, et la journée est validée.

  2. 4 heures plus tard, sans réponse

    La personne reçoit un rappel : souvent, il s’agit d’un simple oubli.

  3. 30 minutes après le rappel

    Une alerte est envoyée à vous, aux bénévoles de son groupe, à ses bénévoles référents et à l’équipe de coordination.

  4. Un bénévole prend de ses nouvelles

    Si la personne reste injoignable ou si la situation semble anormale, le réseau prévient ses proches et peut faire intervenir les services d’urgence.

Tout le détail est expliqué sur la page comment fonctionne la veille quotidienne.

Prendre soin de vous, aussi

Aider un proche au quotidien est exigeant, et l’inquiétude permanente use. Savoir qu’un réseau prend le relais en cas de silence permet de souffler un peu, de partir en vacances ou simplement de dormir plus tranquille. Si la charge devient trop lourde, parlez-en à votre médecin ou à votre mairie : des solutions de répit et d’accompagnement existent pour les aidants.

Pour qui ?

Un parent âgé qui vit seul, un conjoint qui rentre d’hospitalisation, un voisin isolé, un proche en situation de handicap… Lors de l’inscription, vous indiquez simplement votre lien avec la personne : enfant, conjoint·e, petit-enfant, voisin·e, ami·e ou aidant·e.

Selon votre situation, lisez aussi nos pages veiller sur un parent âgé qui vit seul et rentrer seul chez soi après une hospitalisation, ou notre guide que faire si un proche ne répond plus au téléphone.

Questions fréquentes des proches aidants

Puis-je inscrire un proche qui habite loin de chez moi ?

Oui : la veille s’appuie sur des bénévoles proches du domicile de la personne, et non du vôtre. L’association intervient actuellement sur le secteur suivant : Île-de-France et alentours.

La personne doit-elle être d’accord ?

Oui. La veille repose sur un petit geste quotidien de sa part : elle doit en comprendre le principe et l’accepter. Elle reste libre de mettre la veille en pause à tout moment.

Que se passe-t-il la nuit ?

Le bouton d’urgence reste disponible 24 h/24 : la nuit, une astreinte de bénévoles prend le relais pour réagir aux alertes.

Que voit-on dans l’espace proche ?

Vous voyez si la personne a donné de ses nouvelles aujourd’hui, vous pouvez valider pour elle si vous venez de l’avoir au téléphone, et vous gérez son accès (lien de connexion, code à 6 chiffres).